La puerta del mito

February 10, 2007

En el umbral, la puerta.
A lo lejos, 
en el sendero,

al fondo del sendero,
el dios.

Habiendo llegado hasta el umbral,
habiendo atravesado la inexistente puerta,
recorriendo el sendero

he llegado hasta èl.

“Te ha sido dado,
te ha sido concedido
que llegues hasta èl”.

 ¿Què hay detràs del dios,
 què dulces lejanìas,
 quelles beautés inouies 
se cachent derrière lui?
 Or, c`est lui, ce paysage,
 c`est le dieu  même
 infiniment changeant
 changeant infiniment
 qui se change lui-même 
dans des paysages innombrables,
 dans ces futurs liquides.

 A-t-Il fait d`innombrables,
-autres- dieux,
 eux-mêmes faits à leur tour
d’innombrables dieux? 

Transcender les paysages
 serait-ce aussi
 transcender tous les dieux?

 Allant vers ce centre caché
 où naissent tous les dieux
 et tous les paysages, 
au fond de ce tréfond,
 dans l`equinoxe de tous les chemins,
 là où l`Innommable
 s`amuse en jaillissant sans cesse
 des dieux innombrables.

 sabado 31 de diciembre, por la mañana, luego de la
lectura del prefacio de Mitos Raices en la version francesa.

Kantus

August 20, 2006

Soirée lumineuse.
Blancheur silencieuse
La Salle nous reçoit
Nos âmes en émoi
Doucement prises par la main
Au miracle ouverts
Nous entrons, nous humains,
Dans l’enceinte sacrée

Au centre
Au centre, ils nous attendent
Au centre même
D’eux-mêmes
Tels les instruments
D’une intention haute éminemment,
En profond recueillement,
Ils nous attendent

L’air s’emplit soudain
De vols d’oiseaux anciens
De voix douces et mélodieuses
Qui font éclore les cœurs
De leur langue mystérieuse

Les cordes vibrent joyeuses
En chœur aux flûtes joueuses
Notre Salle résonne
D’accords de lumière
Et peu à peu le monde
Cesse d’être le monde
Et nous ne sommes déjà plus
Nous-mêmes.

Emportés par la barque d’Inti
Bercés dans les eaux sacrées
Nous pouvons pénétrer,
A l’origine unis
Enfants, une fois de plus
Que le Ravissement caresse
De ses mains de tendresse.
Les yeux fermés…
Un nouveau monde s’ouvre à nous.

De souriantes grands-mères
D’enfants et leurs mères
De jeunes femmes en beauté
Et d’hommes transformés
Nous pleurons doucement, de silence baignés
Dans notre Salle-Vaisseau, nous sommes transportés
A travers des régions jusqu’alors ignorées
Par les quatres rameurs,
Par les quatre argonautes

Mayo 7, 2006, après un concert du group “Kantus” dans la Salle de La Reja.

Traduction de l´espagnol, Claudie Baudoin.


 
 
  En el umbral, la puerta.
  A lo lejos,
  en el sendero,
  al fondo del sendero,
  el dios.
 
  Habiendo llegado hasta el umbral,
  habiendo atravesado la inexistente puerta,
  recorriendo el sendero
  he llegado hasta èl.
 
“Te ha sido dado,
  te ha sido concedido
  que llegues hasta èl”.
 
  ¿Què hay detràs del dios,
  què dulces lejanìas,
  quelles beautés inouies
  se cachent derrière lui?
 
  Or, c`est lui, ce paysage,
  c`est le dieu  même
  infiniment changeant
  changeant infiniment
  qui se change lui-même
  dans des paysages innombrables,
  dans ces futurs liquides.
 
  A-t-Il fait d`innombrables,
  -autres- dieux,
  eux-mêmes faits à leur tour
  d’innombrables dieux?
 
  Transcender les paysages
  serait-ce aussi
  transcender tous les dieux?
 
  Allant vers ce centre caché
  où naissent tous les dieux
  et tous les paysages,
  au fond de ce tréfond,
  dans l`equinoxe de tous les chemins,
  là où l`Innommable
  s`amuse en jaillissant sans cesse
  des dieux innombrables.
 
 
Sábado 31 de diciembre, 2005, en el café “El Galeón”,  por la mañana, luego de la  lectura del prefacio de  “Mitos Raíces Universales” en la versión francesa.
 
 

Chien mystique

July 25, 2006

Le chien mystique

je l’avait vu

en passant devant moi,

en courant, noir,oreilles puntues dressées

dans le centre de cette ville

de cette ville, Buenos Aires,

une tache desolée

traversant l’avenue

l’air désesperé. 

Oh, comment ce chien m’avait frappé,

il courait comme un  cerf,

comme l’impala sautant

dans la jungle africaine,

je l’ai su  tout d’un coup

un etre desolé, perdu,

cherchant á retrouver son maitre

dans ce monde si étrange

cet etre si vivant,

si désolé

ayant perdu son guide

dans cet étrangeté

ce pauvre chien courait,

ce pauvre chien mystique. 

Mai 27, 1999, au café “Politeama”, á Buenos Aires. 

Des petites mains

July 24, 2006

 despetitesmains.jpg

Prenons avec des petites mains

cette beauté inoüie

des feuilles de l´automne,

le rouge doré qui nous laisse bouche-bée,

cette lumière douce que tombe sur la ville

certain après-midi d’hiver. 

Et toi, tu reste lá, planté,

une statue parmi le bruit, les gens, les arbres, tout;

le jaune du printemps

qui brise toutes les fénètres

fait sauter toutes les portes

t’emportant qui sait oú

comme un marajah ivre

courant a toute vitesse. 

Ce soleil blanc qui te casse la tete

te poussant vers l´ombre,  vers la mer,

comme un poisson d ´été; 

Cette bonheur de l´enfance,

cette sagesse,

prenant avec des petites mains

la vie et ces couleurs. 

Isaias Nobel
Novembre 1998

Fotografia: Irina Nobel, 2006.

VINCENT

July 24, 2006

Pour Vincent Van Gogh 

Mais oui,

il le savait tres bien,

Vincent,

il le vivait chez lui le tournesol

cette certitude

montait jusqu’a ses yeux

nul besoin de paroles

pour te montrer comment,

déguisée derrière le tournesol

une forme vivait,

du meme que celle déguisée comme Vincent,

cette forme que se voyait elle meme,

se reconnaissent, deux frères:

le tournesol, Vincent. 

Isaias Nobel
Mai 27, 1999.
 

Le moine du temps

July 24, 2006

monjeazul1.jpg 

Combien de temps

pouvait-je rester comme-ca

devant la glace propre du café,

assis et sans bouger

étant déjá ce moine bleu

traversé de fils d’or

qu’un jour je deviendrait. 


Mai 27, 1999.  au café “Politeama”, á Buenos Aires.
Fotografía: Irina Nobel, 2006.